On peut dormir les fenêtres ouvertes |
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Depuis mon arrivée au Saguenay, je ne ressens plus cette pression. Le milieu est moins violent, plus sécuritaire; la criminalité, moins présente. J'apprends à baisser mes gardes : il ne sert à rien de prévenir l'impossible, ou devrais-je dire, le possible peu probable.
En n'ayant plus à faire preuve d'une vigilance constante, on craint moins l'autre. Il s'agit d'après moi d'un des facteurs qui contribuent à donner aux gens du Saguenay une réputation de citoyens accueillants et ouverts. Pourquoi se fermer aux autres quand on n'a jamais appris à les craindre ? Le tout semble être une question de culture, de mentalité : dans les grandes agglomérations, on se méfie et on apprend à considérer tout étranger comme une personne pouvant avoir de mauvaises intentions. Au Saguenay, c'est tout le contraire. On conçoit avant tout que chaque personne a de bonnes intentions et qu'on n'a rien a craindre d'elle. Le sentiment d'insécurité favorise certainement le repli sur soi et l'entrée dans un cercle vicieux. Puis, vous savez, en plus de tous ces avantages pour la communauté, je ne déteste pas pouvoir dormir les fenêtres ouvertes l'été. Source : Le Saguenéen, mercredi 16 juin 2010. |



